Recyclage et valorisation

La crise du coronavirus a chamboulé notre production de déchets

Ces derniers mois, nous sommes tous restés à notre domicile et avons dû apprendre à vivre différemment. Rester à la maison a également un impact sur les déchets que nous produisons. Les chiffres de SUEZ, l’entreprise de traitement des déchets, montrent que, depuis le 15 mars, nous avons produit beaucoup plus de déchets à la maison, l’augmentation allant jusqu’à 30% pour certains flux de déchets. La quantité de déchets médicaux à risque a aussi fortement augmenté : le nombre de camions collectant ce type de déchets est passé de 13 à 21 lors du pic de la crise du coronavirus. Cependant, pour d'autres types de déchets, les quantités ont fortement diminué : la quantité de déchets industriels collectés a diminué de 50% à un certain moment, conséquence directe du COVID-19.

Les conséquences de la crise engendrée par le coronavirus sont visibles dans tous les domaines : notre société a changé de façon radicale, que ce soit économiquement, financièrement ou socialement. Le nouveau mode de vie qui accompagne cette crise se manifeste de différentes manières. L'une d'entre elles est notre production de déchets : on constate en effet un changement marquant de tendances. SUEZ le remarque également avec des changements dans le type de déchets qu'elle traite. En ce qui concerne aussi bien les déchets ménagers, industriels que médicaux, les chiffres sont très différents de ceux d'avant le début de la crise du coronavirus.


Plus de déchets ménagers et médicaux


Nous sommes plus souvent à la maison, donc nous produisons en toute logique plus de déchets ménagers. A Gand, où SUEZ est active dans l’intercommunale locale IVAGO, on constate une nette augmentation des différents flux de déchets ménagers. Les déchets résiduels, le verre et le PMC ont augmenté respectivement de 10%, 16% et 20%. Les déchets organiques augmentent même de 30 %. Werner Annaert, Director Material Resources Management SUEZ Recycling and recovery Belgium : « Bien sûr, nous sommes tous plus souvent à la maison et nous y produisons donc plus de déchets. En outre, la consommation sur le lieu de travail s'est déplacée vers nos habitations. »

L’augmentation des déchets se fait également sentir dans le secteur des soins de santé, avec un premier pic de déchets médicaux à risque dans les hôpitaux, suivi d’un pic dans les maisons de repos. En moyenne, SUEZ collecte quelque 34 tonnes de déchets médicaux à risque par jour. Pendant la crise, une augmentation de 10% du volume a été enregistrée en mars et une augmentation de plus de 40% en avril. Au point le plus critique de la courbe, à savoir le pic, SUEZ a eu besoin de 21 camions pour collecter tous les conteneurs et fûts de déchets médicaux, soit presque le double du nombre habituel de camions.

L’appelation déchets médicaux est très large : elle englobe tous les déchets provenant de traitements médicaux ou vétérinaires, ou d'examens dans les laboratoires cliniques, médicaux et pharmaceutiques. Il s'agit donc d'aiguilles, d'implants, de médicaments périmés, de masques, etc. « L'épidémie de COVID-19 et les nombreux patients supplémentaires ont provoqué une augmentation rapide des volumes de déchets médicaux à risque », déclare Werner Annaert. « Les déchets médicaux à risque sont collectés séparément, car contrairement aux déchets médicaux non dangereux, ce type de déchets présente un risque de contamination. Pensez aux aiguilles et aux seringues, ou au sang et autres substances corporelles, ainsi qu’aux éléments de respirateurs et à certains matériels de soins. »

La collecte et le traitement des déchets médicaux à risque sont réglementés par la loi. Les déchets sont rassemblés par les hôpitaux dans des conteneurs, des boîtes ou des sacs scellés. Ils sont ensuite acheminés par des collaborateurs de SUEZ spécialement formés vers l'un des deux sites d'incinération pour déchets médicaux à risque en Belgique. L’emballage et son contenu y sont incinérés dès leur arrivée afin d'éliminer tout risque.


Baisse substantielle du volume des déchets industriels


SUEZ a en revanche constaté une nette diminution du volume des déchets industriels. « A un moment, la quantité de déchets industriels collectés a été inférieure à 50% par rapport à la quantité d’avant COVID-19 », explique Werner Annaert. Avant la crise du coronavirus, les entreprises produisaient beaucoup plus de déchets : des déchets de cantine aux déchets de bureau, en passant par les déchets de production. Comme beaucoup d’entreprises avaient fermé ou étaient mises en pause, et le télétravail étant devenu la nouvelle norme, SUEZ s’attendait à ce ralentissement.


93% des déchets traités auront une nouvelle vie


Les différents sites de traitement de SUEZ offrent une capacité suffisante pour traiter les déchets supplémentaires liés à la crise. Ce faisant, SUEZ vise un recyclage maximal afin de continuer à réduire la quantité de déchets qui doit encore être incinérée aujourd'hui. Philippe Tychon, General Manager de SUEZ Recycling and recovery Belgium : « SUEZ en Belgique réussit à offrir une nouvelle vie à 93% des déchets traités. Nous nous efforçons de récupérer de plus en plus de matières dans les déchets afin qu'elles puissent être réintroduites dans les chaînes de production, selon le principe de l'économie circulaire. »

Grâce à de nouvelles solutions de tri et de recyclage, les sites de traitement de SUEZ améliorent constamment leur efficacité. Au printemps dernier, SUEZ a inauguré un site innovant à Gand où des particules métalliques ultra fines sont désormais récupérées dans les déchets résiduels. L'objectif est de recycler ces derniers à 100 %, mais il reste du chemin à parcourir pour y parvenir en termes de sensibilisation collective et de changement de comportement. SUEZ entend jouer un rôle de pionnier dans ce domaine.

Contact presse

Marion Clisson
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