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Aarschot fait des économies grâce à son approche DIFTAR

Aarschot a décidé de passer d’une politique DIFTAR « postpaid » à un système de prépaiement. C’est l’un des atouts avancés par la commune dans sa nouvelle politique en matière de déchets.

De la post- à la préfacturation

La ville d’Aarschot choisit délibérément un système DIFTAR pour la collecte porte-à-porte. Le citoyen reçoit un conteneur à puce pour les déchets résiduels et - s’il le souhaite - il en reçoit également un pour les déchets verts et le papier/carton. Il ne paie pas de loyer pour l’utilisation de ces conteneurs, la commune lui facture un montant chaque fois qu’un conteneur est mis dehors pour être enlevé. SUEZ fait donc un arrêt à quelque 14 000 points pour vider les conteneurs à roues munis d’une puce. Ils sont pesés lors de l’enlèvement et la tarification se fait au kilo. C’est la ville d’Aarschot qui fixe les tarifs. Le papier/carton est enlevé gratuitement.

« En 2015, la ville a décidé de passer de la postfacturation à la préfacturation », explique Ivan Op de Beeck, chef du service environnement. « Le citoyen peut ainsi gérer lui-même son compte et la commune lui envoie des avis de paiement lorsqu’il doit payer sa provision. La provision garantit surtout des rentrées à la commune. Cela nous épargne aussi pas mal de travail administratif pour encaisser ces montants. Pour faciliter le paiement de la provision, le citoyen peut également verser le montant au terminal de paiement du parc de recyclage ou à la maison communale. »

Une forte diminution des déchets résiduels

Ces dernières années, l’utilisation du DIFTAR a permis de diminuer fortement la quantité moyenne de déchets résiduels par habitant. Ivan : « De 88 kg par habitant à 82,05 kilos de déchets résiduels en 8 ans. Les habitants d’Aarschot produisent en moyenne moins de déchets ménagers et résiduels que les habitants d’autres communes flamandes. Le DIFTAR fonctionne selon le principe du « pollueur-payeur » : les habitants ont davantage conscience du coût de leurs déchets. Depuis l’introduction du DIFTAR, les dépôts clandestins n’ont pas augmenté. Des mesures strictes sont d’ailleurs prises contre les dépôts clandestins. »

D’importantes économies pour la ville

Pour la ville d’Aarschot, l’analyse coûts-bénéfices du système DIFTAR est avantageuse. « La collaboration de longue date avec SUEZ s’effectue désormais selon de nouvelles règles. Le contrat de concession avec eux est devenu un marché public depuis 2015. Celui-ci court jusqu’à la fin 2024. Le prix de la mission « gestion des déchets » a été fixé à 2 001 680,71 EUR (d’après le cahier des charges). Grâce à la nouvelle collaboration avec SUEZ, nous pouvons malgré tout économiser plusieurs centaines de milliers d’euros par an. »

Grâce à la nouvelle collaboration avec SUEZ, nous pouvons malgré tout économiser plusieurs centaines de milliers d’euros par an.

Ivan Op de Beeck-chef de service environnement

Points de dépôt pour une nouvelle optimisation

La collaboration avec SUEZ date de 2002. Les tâches de SUEZ concernent actuellement la collecte porte-à-porte, la gestion des parcs de recyclage, ainsi que la gestion logistique, financière et administrative (notamment la gestion de la base de données). SUEZ établit également le calendrier de collecte et contribue à la sensibilisation des habitants, notamment via le magazine de l’environnement. »

« Avec SUEZ, nous réfléchissons à la manière d’encore optimiser la collecte par le biais de points de dépôt », explique Ivan. « Ces points de dépôt peuvent faciliter la collecte dans les nouveaux lotissements et les grands immeubles à appartements. Le premier point de dépôt est déjà opérationnel, le citoyen peut y trouver des conteneurs enterrés pour le verre, les déchets résiduels et le papier/carton. Il paie un tarif en fonction du volume en présentant sa carte du parc de recyclage. Nous étudions également la possibilité d’ouvrir d’autres sites. »

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