Nous vous présentons Nick, chauffeur pour les déchets médicaux

En cette période particulière de crise liée au coronavirus, Nick et ses collègues jouent un rôle crucial pour la société. Nous lui avons demandé comment il vit cette période délicate et quelles en sont les conséquences sur son travail quotidien.

Nick Van Dooren a 40 ans et travaille à temps plein pour SUEZ Belgium depuis une quinzaine d'années. Il a commencé chez nous comme chauffeur pour grandes bennes et a occupé ce poste avec plaisir pendant 13 ans. Depuis juin dernier, Nick exerce une autre fonction au sein de notre entreprise : il est chauffeur pour déchets médicaux à risque (ou déchets spéciaux de soins de santé). Chaque jour ouvrable, il se lève tôt pour collecter les déchets de 3 à 4 hôpitaux avant de les emmener dans une unité de valorisation énergétique pour les déchets médicaux dangereux.

Comment votre travail quotidien a-t-il changé depuis que l'épidémie de coronavirus touche également notre pays ?

« J’ai beaucoup plus de travail, car il y a beaucoup plus de déchets médicaux à risque en raison du coronavirus. Après chaque passage dans un hôpital, mon camion et ma remorque sont complètement remplis. C'était également le cas avant la crise, mais aujourd'hui, je ne peux plus collecter les déchets médicaux à risque seul ! Pour éviter que les hôpitaux doivent stocker des fûts, d'autres collègues sont maintenant employés comme chauffeurs pour les collecter. Il y a quelques semaines , ils collectaient par exemple encore les déchets de parcs à conteneurs. »

Comment ces déchets sont-ils emballés et collectés ?
« Les déchets eux-mêmes sont bien emballés dans des fûts en plastique de 30L ou 50L, munis d'un couvercle et scellés. Des déchets sont également collectés dans des sacs en plastique, eux-mêmes emballés dans des boîtes en carton fermées. Aucun objet pointu, comme des aiguilles ou seringues, n'est bien entendu jeté dans ces sacs. Au Gasthuisberg à Louvain, par exemple, les fûts et boîtes sont préparés sur des palettes dans le parc à conteneurs de l'hôpital. Depuis que le virus s'est déclaré, une mesure de sécurité supplémentaire est prévue : les palettes doivent désormais être filmées.

Je peux faire entrer 16 palettes dans le camion et 19 palettes dans la remorque. Il est possible de mettre 40 fûts de 30L ou 24 à 32 fûts de 50L ou boîtes en carton sur une palette. Inutile de faire le calcul pour se rendre compte qu'il s'agit d'une très grande quantité de déchets ! »

Ne vous inquiétez-vous jamais pour votre propre sécurité ?
« Non, je suis assez serein. Grâce aux mesures de sécurité supplémentaires, je pense que je ne suis pas plus en danger qu'une personne qui va au supermarché.

SUEZ nous demande de collecter uniquement les fûts propres et bien fermés. S'ils sont sales ou mal fermés, nous pouvons les laisser sur place. Cela me rassure. Mais les hôpitaux prennent également des mesures supplémentaires : au Gasthuisberg à Louvain, une personne est, par exemple, chargée de vérifier tous les fûts à collecter selon des instructions spécifiques. De plus, je ne suis pas en contact avec le personnel de l'hôpital.

Avant, il arrivait parfois qu'un fût n'était pas bien fermé ou s'ouvrait pendant le transport. Je le refermais simplement, sans vérifier son contenu évidemment. Maintenant que nous prenons des mesures supplémentaires et que tout le monde redouble de prudence, cela n'arrive plus. »

Où sont emportés tous ces déchets ? Des mesures de sécurité spécifiques sont-elles aussi prises sur ce site ?
« Après avoir chargé mon camion et ma remorque, je me rends directement à l’unité de valorisation énergétique MediPower® à Anvers. Les déchets médicaux à risque y sont déchargés et traités séparément. Le personnel de l'accueil est désormais également protégé par un plexiglas, comme dans certaines pharmacies.

Les files d'attente pour décharger sont évidemment actuellement plus longues, car l'afflux de déchets médicaux à risque est plus important. Avant, nous sortions de nos camions pour discuter avec d'autres chauffeurs. Aujourd'hui, nous attendons tous notre tour dans notre cabine. Je dois d'abord décharger toutes les palettes dans une trémie. Les déchets sont ensuite acheminés dans un four à 950 °C grâce à un système automatique avec des convoyeurs à rouleaux, poussoirs et élévateurs. Aucun collaborateur ne doit ainsi entrer en contact avec les déchets. »

Quel message souhaiteriez-vous adresser à tous vos collègues ?
« Tenez bon ! Ensemble, nous vaincrons cette période difficile ! »

Nous vous souhaitons bon courage durant cette période délicate. Merci pour votre travail et votre engagement !

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